
Cité Judiciaire de Toulon 2026 : Retards, DDTM et Débat Politique
État des lieux à l'été 2026 du projet de cité judiciaire à Toulon : retards du tribunal provisoire à la DDTM, blocages budgétaires et réactions politiques.
GÉNÉRAL
Maître PISTONE
7/26/20264 min read


Cité judiciaire de Toulon : Entre promesses d'État, tribunal provisoire au Port Marchand et désaccords politiques à l'été 2026
Annoncée comme la grande modernisation de l'institution judiciaire dans le Var, la future cité judiciaire de Toulon ne voit toujours pas le jour. Alors que les travaux devaient débuter début 2025, le projet s’enlise dans les arbitrages budgétaires du ministère de la Justice en ce mois de juillet 2026. Entre le flou autour du relogement transitoire à la DDTM et les prises de position opposées de Josée Massi, Hubert Falco et Laure Lavalette, le Cabinet Pistone fait le point sur un dossier devenu une véritable "arlésienne" toulonnaise.
Une restructuration à 133 millions d'euros : Le projet sur le papier
Le projet de cité judiciaire vise à mettre fin à la dispersion des juridictions toulonnaises en regroupant sur un site unique et moderne le Tribunal Judiciaire, le Conseil de Prud’hommes et le Tribunal de Commerce. Confiée au cabinet d’architectes Moreau Kusunoki, cette réhabilitation lourde de l’actuel « palais Péri » (place Gabriel-Péri) et son extension sur l’emprise de l’ancienne prison (puis parking) Saint-Roch prévoient :
Une surface globale d'environ 16 000 m² (dont 9 000 m² créés ou restructurés),
12 salles d’audience publiques et 21 salles d’audience de cabinet,
Près de 425 postes de travail pour l'ensemble des magistrats, greffiers et auxiliaires de justice.
L'ambition affichée est d'offrir des conditions d'accueil dignes aux justiciables et de rationaliser le fonctionnement de la justice varoise. Mais pour rénover le site historique, encore faut-il pouvoir le vider.
Le tribunal provisoire de la DDTM : Un transfert qui se fait attendre
Pour maintenir la continuité du service public pendant le chantier, l'État a identifié les anciens locaux de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), situés près du Port Marchand et de la gare routière.
Pourtant, à l’été 2026, le constat sur le terrain est sans appel : aucun mouvement ni chantier d’adaptation n’a démarré.
Ce que dit la Chancellerie : Le ministère de la Justice confirme maintenir l'option de la DDTM, mais concède que le calendrier et le périmètre doivent être réévalués en raison de la « trajectoire budgétaire » de l'État, trajectoire désastreuse comme tout français le sait.
Ce que précise le Procureur : Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, indique qu'une étude de faisabilité est en cours avec plusieurs scénarios (déménagement total ou partiel). Il souligne qu'un tel transfert ne pourra pas intervenir avant plusieurs années, compte tenu de l'ampleur des aménagements de sécurité à réaliser au préalable.
Guerre de communication et positions politiques à Toulon
Le blocage du dossier suscite de vives réactions parmi les figures politiques de la ville, dessinant trois visions bien distinctes en cet été 2026 :
Josée Massi (Maire LR) – L'optimisme affiché : Affirmant s'être saisie du dossier dès son arrivée à la mairie, la maire de Toulon se veut rassurer. Elle assure que les locaux de la DDTM sont prêts, nécessitant "pas beaucoup de travaux", et espère une validation formelle du ministère d'ici la fin de l'année. "Toulon mérite une vraie cité judiciaire. Cela fait 25 ans qu’on attend. Dans l’état où sont les locaux actuels, ce n’est pas possible de continuer", rappelle-t-elle, jugeant les signaux au vert.
Hubert Falco (Ancien maire) – L'inquiétude du bâtisseur : Sortant de sa réserve sur le sujet, l'ancien maire, qui avait initié et défendu ce projet lorsqu'il était aux affaires, ne cache plus ses craintes face aux reports successifs. Il déplore le flou persistant qui entoure le calendrier et s'inquiète de voir s'enliser un dossier capital pour la métropole.
Laure Lavalette (Opposition RN) – La dénonciation d’une "arlésienne" : Présidente du groupe RN au conseil municipal, elle porte un regard d'opposition très critique. Selon elle, la majorité et l'État "vendent du rêve" avec des promesses non tenues depuis un quart de siècle : "On nous dit que ça avance, mais on ne voit rien. Pour l’instant, il n’y a rien."
L’œil du cabinet : La justice toulonnaise reste place Péri
Pour les professionnels du droit comme pour les usagers, ce manque de visibilité a des conséquences directes au quotidien. Avocats, magistrats et greffiers doivent continuer d'exercer dans des locaux saturés et vieillissants.
Le Cabinet Pistone continuera d'assurer la défense de vos intérêts et de plaider aux côtés de ses confrères dans les locaux actuels du tribunal, place Gabriel-Péri, tant que les arbitrages financiers de l'État n'auront pas débloqué le démarrage effectif du chantier.
Liens:
Après les mobilisations contre la loi SURE et l'affaire Lyhanna, ce retard de la cité judiciaire illustre une fois de plus les tensions budgétaires qui pèsent sur l'institution judiciaire à Toulon.
Où en est le projet de cité judiciaire promise à Toulon? (Nice Matin, décembre 2024)
La Cité judiciaire de Toulon reste à l'ordre de jour... mais (Nice Matin, juillet 2026)
Votre avocat dans le Var
Cabinet PISTONE - Gestat de Garambé
24 rue Gimelli
83000 Toulon
Copyright © 2026 PISTONE Avocat - Barreau de Toulon - Guide Local - Mentions Légales
LES SERVICES de Maître PISTONE
Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC) Toulon
Pension alimentaire, garde et résidence de l'enfant
Tutelle, curatelle

